fbpx

Sans vraiment de surprise, il a été officialisé que les commandes données à l’assistant Google (Google Home, smartphones, objets connectés en étant dotés) étaient enregistrés et transmises à des sociétés sous-traitantes de Google, pour y être retranscrites et analysées.

C’est une chaîne de télévision belge qui a dévoilé l’information. Ils ont pu avoir accès à des centaines d’enregistrement pendant une interview, et les ont fait écouter à des gens possédant un appareil doté de l’Assistant Google. Certains furent surpris d’entendre leur propre voix tandis que d’autres ont entendu leur fils et leur petit-fils. Des déclarations qui font froid dans le dos.

Google assure que ces pratiques ont pour but d’améliorer son système de reconnaissance vocale, et que les données personnelles ne faisaient pas partie des informations analysées 

Problème : les conversations qui entraîneraient un faux positif (l’activation involontaire de l’écoute) font partie des données envoyées. Et si cela peut paraître anodin lors d’une conversation banale devant la télévision, c’est un peu plus délicat quand il s’agit de conversations privées contenant des informations sensibles.

Pourtant, le fait que les commandes données à Google Assistant soient enregistrées et traitées est bien mentionné dans les conditions d’utilisation. En revanche, il n’est pas précisé que les employés de Google peuvent écouter des extraits de ces commandes, ou conversation dans le cas d’un faux-positif.

Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter

Google n’est pas premier de la classe en ce qui concerne la vie privée de ses utilisateurs et sa protection, mais il vient se ranger aux côtés d’Alexa, l’assistant vocal d’Amazon qui a été épinglé pour la même raison.

Les offres proposant une Google Home a prix réduit ou gratuitement sont nombreuses sur internet et dans les magasins. Serait-ce une stratégie de la firme de Cupertino pour nous inciter à placer nous même des systèmes de surveillance massive dans nos foyers ?

Le scandale de la NSA en 2013, si vite oublié, nous prouve que nos gouvernements, ceux-là dont la mission est de nous protéger, profite de cette « sécurité offerte » pour espionner son peuple.

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

Benjamin Franklin

Une citation de Benjamin Franklin qui prend de plus en plus de sens a l’ère de la surveillance et des conflits mêlant de plus en plus vie réelle et numérique.

Write A Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It
%d blogueurs aiment cette page :